Dans un mouvement sans précédent, l’extrême droite revient à la mode chez les votants en Europe. Cela se voit aussi bien lors des meetings politiques que dans les urnes.
Avec Donald Trump de retour au pouvoir, les effets d’un gouvernement ouvertement anti-migrants sont désormais visibles. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- Environ 600 000+ déportations
- 1,9 million+ de personnes parties d’elles-mêmes
→ Source : Immigration sous Trump 2
Politique migratoire répressive : l’exemple américain
Les étrangers en situation irrégulière, ainsi que les plus malchanceux (ceux ayant un casier judiciaire, même léger), lisent clairement l’heure aux États-Unis :
morts en détention ICE, abus physiques et sexuels, y compris sur des femmes enceintes et des enfants, et bien d’autres violations.
→ Source : Abuse of pregnant women and children
Pour toute personne vivant à l’étranger, cela fait froid dans le dos. Sur Internet comme dans la vie quotidienne, les messages anti-étrangers se normalisent.
Le racisme gratuit se répand, et les étrangers racisés sont majoritairement pris pour cible. Les bavures policières, elles aussi, ne cessent d’augmenter.
L’extrême droite européenne s’inspire du modèle américain
Ces chiffres sont alléchants pour tout parti politique souhaitant faire de même afin de plaire à son électorat et d’en gagner davantage, car il y a des “résultats”.
Comme nous le savons, le problème désigné reste toujours l’étranger.
Ils iront en cercles concentriques, comme d’habitude.
C’est ce qu’affirme clairement une parlementaire de l’AfD dans un article dans lequel elle demande un couvre-feu pour les demandeurs d’asile. Cela ne me surprend pas.
La politique qu’elle et son groupe souhaitent mettre en place est une photocopie de ce qui se fait actuellement aux États-Unis :
des expulsions gérées par des entreprises privées, comme aux USA, notamment Palantir, déjà bien implantée en Europe dans le cadre de la surveillance renforcée par l’IA.
Ordre de priorité des expulsions selon l’extrême droite
De 1 à 4, voici leur hiérarchie :

- Demandeurs d’asile et toute personne en situation illégale
- Fraudeurs de documents et étrangers avec casier judiciaire, même léger
- Personnes présentes légalement, mais jugées “indésirables” :
origine, religion ou couleur de peau - Personnes nées sur place, mais ayant un parent étranger, ou présentes depuis longtemps, mais jugées “mal intégrées” à la société et à la culture allemande (selon eux)
L’Allemagne, les compromis politiques et la réalité actuelle
Ils ne pourront pas décider seuls, car l’Allemagne fonctionne toujours avec un gouvernement de coalition, ce qui implique des compromis.
Cependant, pour satisfaire son électorat, l’Afd doit exiger des réformes dures en matière d’immigration.
Peut-être n’obtiendra-t-elle pas tout, mais il est certain qu’elle cherchera à en obtenir une partie.
Je ne vois aucun parti présentement au pouvoir résister totalement, d’autant plus qu’ils se copient déjà entre eux.
N’oublions pas que le gouvernement en place a accéléré les expulsions de demandeurs d’asile et renforcé la surveillance aux frontières pour regagner l’estime de son électorat.
Comme souvent, pour unir un peuple, les politiques cherchent un élément rassembleur. Ici, c’est toute personne venant d’ailleurs.
Pourquoi changer de statut de séjour est indispensable!
Nous devons changer de statut pour nous protéger et gagner du temps.
Car notre gouvernement (camerounais, puisque je le suis), comme la majorité des gouvernements africains, se soucie peu de ses ressortissants dans la diaspora.
Niederlassungserlaubnis : permis de séjour permanent en Allemagne
Ce titre est valable uniquement au niveau national.
Il permet de vivre de manière indéfinie en Allemagne.
Renseigne-toi auprès du bureau d’immigration de ta ville pour connaître les conditions d’éligibilité.
Daueraufenthalt-EU : le statut de séjour le plus protecteur
Il autorise également une absence plus longue d’Allemagne (jusqu’à 12 mois consécutifs) sans perte du droit de séjour.
C’est le niveau supérieur.
Il permet de résider de manière indéfinie dans l’Union européenne, hors Danemark et Irlande.
Nationalité allemande : une option stratégique à long terme
Cela devient logique si vous comptez rester en Allemagne pour les 15 prochaines années.
Elle permet d’éviter les imprévus et de faciliter les déplacements.
Pour les couples, une stratégie possible consiste à ce qu’un conjoint prenne la nationalité, tandis que l’autre obtient un titre de séjour à durée indéterminée (UE de préférence).
Conclusion : se protéger pendant qu’il est encore temps
N’hésitez pas à vous protéger légalement tant qu’il en est encore temps.
Personne ne sait comment se dérouleront les prochaines élections majeures en Allemagne.
Comme on dit : mieux vaut prévenir que guérir.
D’ici là, portez-vous bien.












